Le climat, enjeu des relations internationales
Quelle gouvernance mondiale face aux enjeux climatiques ?

Organisation d'une table ronde entre différents acteurs internationaux à l'occasion d'une COP
A l’occasion d’une COP, vous organisez une table ronde afin d’alerter sur l’évolution du climat et de proposer des solutions afin de lutter collectivement contre son dérèglement.
Le Haut Conseil pour le climat appelle à accélérer la sortie des énergies fossiles au profit des renouvelables
Le Haut conseil pour le climat demande au gouvernement une feuille de route claire pour sortir des énergies fossiles, couvrant le charbon, le gaz et le pétrole. Cet avis intervient à un moment particulièrement sensible, en pleine guerre au Moyen-Orient.
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Climat : Camille Étienne part mardi à la COP30 au Brésil pour "ne pas laisser la place uniquement à Trump et à ses amis climatosceptiques"
La militante pour le climat juge que les conséquences du changement climatique sont devenues "un non-événement" et ont "disparu du débat public".
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Qui est Camille Étienne, la très médiatique chantre de l’écologie radicale ?
Cette activiste écologiste prône la radicalité sur les plateaux télé et radio à l’heure de ce qu’elle nomme « un naufrage » écologique.
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Pollution à Jakarta : le président indonésien jugé coupable de négligence
Victoire symbolique pour les défenseurs de l’environnement. Le président indonésien, Joko Widodo, a été jugé coupable de négligence face à la pollution de Jakarta
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Le « solutionnisme technologique », cette foi en l’innovation qui évite de penser le changement

Si l’expression est récente, l’idée selon laquelle l’innovation technologique serait capable de résoudre les crises sociales ou écologiques est née avec la révolution industrielle. En occultant les causes, elle dépolitise le débat.
La notion de solutionnisme technologique s’est imposée en 2014 dans le débat public, sous la plume du chercheur américain d’origine biélorusse Evgeny Morozov. Dans son ouvrage Pour tout résoudre, cliquez ici (FYP éditions, 2014), l’auteur met en lumière les impensés des projets prométhéens des entrepreneurs californiens du numérique qui ambitionnent de « réparer tous les problèmes de monde », selon les mots de l’ex-dirigeant de Google Eric Schmidt, en 2012. En plaçant l’individu au centre des enjeux, leur optimisme technologique piloté par les lois du marché conduit à occulter les causes sociales et politiques des problèmes, affirme Morozov.(...°
Si l’expression est récente, les travaux d’une nouvelle génération d’historiens des sciences et techniques montrent que la fascination à l’égard de l’innovation technologique est bien antérieure à la création de l’Internet. « Le technosolutionnisme est ancré dans une vision du monde portée par deux siècles de théorie économique selon laquelle le marché et l’innovation pourraient nous permettre de dépasser les limites environnementales », affirme l’historien François Jarrige, auteur d’On arrête (parfois) le progrès. Histoire et décroissance (L’Echappée, 2022).(...)

Ces promesses négligent pourtant des réalités physiques incontournables, dont l’épuisement des ressources et le temps incompressible du développement technologique, alors même que s’accélèrent les catastrophes écologiques. « Il semble qu’à tout moment, les humains pourront, grâce à la puissance de leurs techniques, effacer leur problématique empreinte de la Terre », souligne le professeur en sciences de l’environnement Nathanaël Wallenhorst dans Qui sauvera la planète ? (Actes Sud, 2022) – alors même que « le système Terre est caractérisé par son inertie ».

L’optimisme technologique ignore aussi l’effet rebond lié au progrès technique, théorisé par l’économiste britannique William Stanley Jevons dès 1865. Sans régulation, une innovation entraîne une augmentation de la consommation. « A chaque fois qu’on a voulu substituer une énergie à une autre, par exemple le pétrole et l’électricité au charbon, elles se sont additionnées », rappelle l’historien François Jarrige.(...)

Le technosolutionnisme appartient aux « mythologies écologiques propagées pour que rien ne change », affirme le géographe Renaud Duterme dans Nos mythologies écologiques (Les Liens qui libèrent, 2022), et peut s’apparenter, de ce fait, à une forme de climatoscepticisme. A quoi bon limiter nos consommations si une rupture technologique va bientôt nous sauver ? Tabler sur les véhicules électriques est un bon moyen de ne pas questionner nos mobilités, comme miser sur les robots et les capteurs agricoles évite d’interroger notre modèle d’agriculture, tout en assurant de nouveaux marchés à l’industrie. En dépolitisant les réponses à apporter aux crises, cette quête sans fin est aussi une façon de contourner le débat démocratique sur la façon de les affronter.

Par Claire Legros Publié le 22 mars 2023 Le Monde

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